Quatre ans plus tard
"Tout fini par s'effacer. Ces êtres hideux, immondes ont projeté une sphère appelée élémentairement, la Terre, et ont fondé des foyers que nul humain jusqu'ici n'a pu déceler leur machination. Si je n'avais qu'un seul combat dans ce monde, ce serait contre l'illusion m'ayant traquée depuis toujours.
Mon web roman se poursuit. Puisque sur l'autre plate-forme où j'avais écrit pendant x années, tout s'est perdu. Je reprends après une longue absence courte. Je renais de mes flammèches, en vous divertissant, bons lecteurs et bonnes lectrices."
J'avais les mains tachées de sang séché et cette odeur corrompue ne quittant pas mon nez... merde que c'était dégoûtant! Malgré le sang et l'odeur sur mon corps, je pouvais sentir mon souffle, ma, ma... ma respiration. Je prenais une seconde pour me resaisir. Des secondes pour tâter mon poul, d'autres secondes pour toucher ma peau, mes membres... ma tête? Ouf! J'avais eu peur de ne pas l'avoir sur mes épaules. Mais donc... donc! Oui! Je suis en vie? Je ne suis pas morte? Je suis... en... vie! m'écriais-je et ce, sans aucune tonalité ne sortant de ma bouche.
Anne - Ah non, c'est pas vrai. Non, non, non! Je pense... je suis en train de penser, je ne rêve pas. Je dois alors pouvoir parler. Je sais! Je m'entends parler et pourquoi rien ne sort de ma bouche? Je suis sourde, quoi? Inévitablement et comme dans tous les films de peur, il devrait avoir quelqu'un ou une sorte de créature morveuse se cachant derrière, ah, putain de merde. Je ne vois rien. Il fait trop sombre. Hé ho? Y a quelqu'un? Y a une bête, un monstre, une créature, une chose? Montrez-vous! Parce que je sais que vous êtes là. Ce que tu peux être idiote, Anne. Tu ne sais rien. Tu ne sais même pas où tu es. Et voilà! Je me parle encore! Est-ce ma tête qui me parle et me répond en même temps? S'y a quelqu'un, par hasard qui m'entendez, j'aurais quelques questions à vous poser. Des questions de vie ou de mort. Des questions pertinentes, cultivées et je vous jure que vous en reviendriez même pas de les entendre. Vous verrez! Je suis... (hésitation) je suis supposée d'être... d'être une personne. Mais ça, vous vous en doutiez déjà, n'est-ce pas? Alors, hop hop! On bouge! Allez, on bouge, on bouge, on bouge! (je tapais dans mes mains)
Je n'entends aucun bruit, non plus. Et... je suis coincée. On dirait un tuyau. Un conduit... et ça pue! Mais c'est moi qui dégage ces odeurs. Hé! Ça commence à me gonfler, à la fin. Suis-je vraiment toute seule? Seule, isolée du monde? Bon sang! Mais qu'est-ce que je fais ici? Est-ce que je suis dans un rêve? Je suis toujours dans ces rêves, dites? Vous savez, ces rêves où tout est inversé? Les lettres, les chiffres, le jeu du miroir. Je peux vous raconter le dernier, si... bien entendu, vous aimez écouter. Non? (silence total) Ça sert à rien. Okay, j'abandonne! Vous m'entendez? J'a ban donne!
Ils veulent pas de moi. Non, c'est clair, ils ne veulent plus rien savoir de moi. En fin de compte, je suis morte. C'est comme ça hen? Je n'avais plus de choix. Mes options étaient vides. C'est ça? Bon sang, vous faites chier! Vous tous! Et je veux sentir ma gueule articuler. Compris? Est-ce que je peux sentir ma bouche bouger? Parler comme avant? Je déteste parler dans ma tête. Vous savez? Je déteste parler de cette façon. J'aurais préféré rester avec Dédé, oui. J'aurais préféré rester avec la PDG, madame White. Si je me rappelle de son nom. C'est White? Brown? Carter? Qu'importe, elle avait un nom et c'était la présidente directrice générale de cette corporation. Et... et, et, et, c'est quoi ce bruit que j'entends dans ma tête? Pourquoi le mot hélicoptère est dans ma tête? C'est juste, oui. J'entends un hélicoptère.
Un grand silence sectionnait toutes mes pensées, mes idées et en moins de deux, je tombais d'une certaine hauteur durement face contre le sol. Et... je n'avais plus qu'une envie, vraiment plus qu'une seule envie,.. fermer les yeux.
Mais, je ne le ferai pas tout de suite. Vous vous rappelez de ces épisodes où je tombais dans un rêve étant incapable de me réveiller et qu'autour de moi, il se tenait pas une mais la table de circonférence? Vous vous en rappelez? Non? Eh bien, je vous le dis... il se passe des choses inhabituelles depuis quelques minutes. Mais là... là, en ce moment, je sens
1er membre - Vous avez fini?
Anne - Pardon? (Je levais ma tête et cherchais des yeux cette voix) Quel... quelqu'un a parlé?
5e membre - Vous avez fini de chigner?
Anne - Je n'... je ne vous vois pas. Mais, mais je vous entends. C'est une bonne chose hen!
10e membre - Il est inutile de nous voir. Vous nous entendez, c'est tout ce qui compte.
Anne - Je veux vous voir. S'il-vous-plaît, laissez-moi vous voir. Laissez-moi vous voir, disons... quelques minutes, d'accord? Et après, je vous promets de vous laisser tranquille. (petit silence) Vous êtes là? Vous m'entendez? Ne me dites pas que tout ça est dans ma tête. Écoutez... ce que je veux savoir... et, et, et c'est vraiment très important
9e membre - Vous êtes vivante, oui.
Anne - Quoi, quoi? Sérieux? Répétez-le. Encore, s'il-vous-plaît.
8e membre - Nous accélérerons la conférence. Vous êtes vivante et nous reviendrons vous visiter dans 94,608,000 secondes.
Anne - Comment? Pourquoi parlez-vous de seconde?
3e membre - Présentons-lui son nouveau Mentor.
7e membre - N'est-il pas trop tôt?
6e membre - Dépêchons-nous membres de la table de circonférence.
Anne - Attendez! Vous êtes combien à parler? Dix?
2e membre - Nous sommes douze autour de la table.
11e membre - Mentor, veuillez vous approcher!
Anne - Menteur? Mais qu'est-ce que c'est que ce manège à la con?
4e membre - Mentor?
12e membre - Quelque chose ne va pas?
Anne - Oh merde... (Mes yeux observaient l'éclat de luminosité) J'arrive à voir! Ah, c'est sensas! Je vois! Je vous vois tous! Un, deux, trois, sept, huit, neuf... vous êtes douze! Le compte est bon.
1er membre - Mentor, veuillez vous identifier à cette personne.
Enirac - Bonjour Enna! Je m'appelle Enirac, je suis votre nouveau Mentor.
Anne - Vous auriez pu me dire que j'étais encore dans ces genres de rêves. (me retournais vers la table de circonférence)
7e membre - Si pour vous, cela est un rêve. Soit!
Enirac - À présent, toutes les questions nécessitant des réponses, vous devrez me les adresser.
Anne - Ils sont douze, ils peuvent me... (constatais leur disparition) où ils sont passés?
Enirac - Dans un segment de votre terminal interne.
Anne - Mon quoi? (remarquais mes mains) Mes mains... vous avez vu? Mes mains sont propres! Ils ne sont plus ensanglantés. Mais comment... comment... c'est de la magie?
Enirac - (air déconcerté) Nous attendions un autre prototype plus avancé. Je devrai m'y adapter. Enna, avez-vous des questions?
Anne - Anne. Mon nom est Anne et non Enna. Des questions, j'en ai, oh que oui!
Enirac - Enna
Anne - (plissais les sourcils) Non. Je m'appelle Anne. A deux n e
Enirac - A deux n e... avez-vous des questions?
Anne - C'est pas si compliqué à comprendre, bon sang! Anne!
Enirac - Enna. Votre chute vous a conduit dans une coupole à multiples variations d'espace-temps. Ce qui veut dire en gros...
Anne - Je suis morte mais pas tout à fait morte, c'est ça? Le peu que je me souvienne...
Enirac - C'est une légère faille dans la structure de l'ADN quantique. Vous n'étiez pas censée de vous rappeler quoi que ce soit ni qui que ce soit. Nous avons mis un exécuteur sur cette faille.
Anne - Attendez!
Enirac - Qu'y a-t-il?
Anne - Ces... ces hélices... ces bruits d'hélices, je les entends dans ma tête. D'après vous, cela fait partie de la faille? Je me souviens
Enirac - Arrêtez.
Anne - Quoi... quoi arrêter?
Enirac - Vous les entendez? Là, en ce moment?
Anne - (Fermais les yeux) Euh... non.
Enirac - Très bien. Suivez-moi, Enna
Anne - Je vous ai dit que mon nom est Anne et non Enn... merde, merde, merde! Dites-moi que je rêve?
Enirac - Cela s'appelle de l'anacyclique. Nom, prénom, identité est représenté ainsi. Par exemple, Anne devient Enna. Carine devient Enirac.
Anne - Ça donne envie de vomir... et! Attendez-moi. (la rattrapais) C'est immense ici. Et on est où? Dans ma tête ou dans la vôtre... (hésitais) Enirac?
Enirac - La faille a été réparée, ce que l'exécuteur me dit à l'instant. (s'arrêtait de marcher) Veuillez vous identifier, s'il-vous-plaît.
Anne - Enna.
Enirac - (souriait) C'est très bien. Continuons notre naviguation.
Anne - C'est fou! On s'imaginerait dans un film de fiction. Tant de corridors, d'accès possible et tout est revêtu de blanc. Le plancher, les murs, le plafond. (touchais les murs) C'est sûr qu'on n'aura plus besoin de donner des coups de pinceaux. Vous ne m'avez toujours pas répondu à la question, Enirac.
Enirac - Vous parlez beaucoup trop. Veuillez reformuler la question.
Anne - Je... non, en fait... je pense que je n'ai plus de question.
Enirac - Par ici, je vous prie. (ouvrait grandes les portes) Bienvenue dans votre nouveau pavillon de ressource, Enna.
Anne - (Écarquillais les yeux) Oh merde! C'est de toute beauté!
Enirac - Allez, vous pouvez entrer, visiter, prendre votre temps. Je vous reviens dans 300 secondes. (refermait les grandes portes)
Anne - C'est ça... et moi, je vous dis, au revoir. (fermais les yeux) Je rêve, je rêve, je rêve. Je dois me réveiller et vite!