Enirac lève le voile sur
Selon toute vraisemblance, on m'avait toujours dit de ne pas me fier aux apparences. Donc, selon toute vraisemblance, entêtée comme je suis, je tenais fortement à comprendre tout ce qui se passait. J'apprenais petit à petit que les rêves ne sont pas le fruit de notre imagination. Ils ont des voies directionnelles, des sens à découvrir et à apporter. Aussi loin et profond que je puisse me souvenir, j'étais une enfant introvertie. Et d'ailleurs, il me semblait vivre là et aussi ailleurs. Aujourd'hui, j'essaie de revoir mes souvenirs d'enfance, du moins j'essaie encore et je ne peux me rappeler que peu. Vouloir être seule, jouer seule et faire seule ce que j'entreprenais. Et mon enfance ainsi que mon adolescence sont pratiquemment oubliés. Je ne suis pas une surdouée et de plus, je ne sais pas trop ce que je suis. Mais ce que je peux dire, c'est que bientôt, je le saurai. Mes nuits étaient remplies de cauchemars. Bien entendu que j'avais peur, je n'étais qu'une enfant. Et bien entendu que j'allais dormir avec mes parents. Pourquoi ces êtres immondes venaient-ils chaque nuit me tourmenter? Parce que j'avais peur? Sûrement qu'ils appréciaient cette émotion. Au fil du temps,...
Anne - Quoi? (la voix du Mentor résonnait dans ma tête) J'entends... une voix. Nom de Dieu! Je suis encore coincée!
Enirac - Calmez-vous, Enna et tout ira bien. (Articulait chaque mot lentement) Respirez profondément.
Anne - (criais-je en panique) Je n'arrive pas à respirer! J'étouffe! Et cette tête de noix aurait pu m'expédier dans, dans... dans une plus grande capsule! Et qui c'est, ce penseur, cette espèce de connard? Je lui mettrai mon poing sur sa grande gueule dès l'instant que je serai en face de lui! Je vous le jure!
Enirac - (Sur un ton calme et posé) Libérez-vous de cette colère. Respirez Enna. Vous pouvez respirer.
Anne - Non! Je vous dis que non! J'étouffe et suis sur le point de perdre connaissance.
Enirac - Fermez les yeux, respirez. Écoutez ma voix.
Anne - Je vous écoute. Vous voyez bien que je vous écoute. Vous êtes dans ma tête. Vous voulez que je me calme? Je vais me calmer. Je respire profondément. J'ai les yeux fermés. Je respire profondément.
Enirac - Visualisez que vous êtes ailleurs, que vous sortez de la capsule. Allez, vous en êtes capable, Enna.
Anne - (me frappais la tête contre du métal) Putain!
Enirac - Je fais le décompte et ensuite, vous sortirez de ce petit espace. Dix...
Anne - Vous êtes là? Enirac? (la transmission par la pensée était décalée) Dix?
Enirac - Dégagez-vous! En aucun cas, vous ne devez atteindre 2021!
Anne - Quoi? 21? 10... 21? C'est quoi ces chiffres? Mille vingt et un? (Puis... un immense silence)
Je m'étais crue dans une navette spatiale en orbite. Je flottais, je basculais et sans alerte, j'étais propulsée, éjectée comme une épave dans l'espace, dans le vide. Un déchet cosmique... parmi tant d'autres. À défaut que mon corps tombait durement face contre le sol. Cette fois-ci, c'était sur une étendue de sable durçit par le soleil torride. Je crachais des dizaines de grains de sable et me posais cette question: qu'y avait-il de sablonneux dans ce pays en 2021? Une plage... oui! Une plage entre l'eau et le sable. La plage! Alors, j'étais ravie! Je me redressais et m'accroupissais toute souriante en contemplant cet oasis, là, devant moi.
Anne - Mais... y a pas d'eau? (et mes yeux recommençaient le truc du numérisateur) Où je suis? Où suis-je tombée? C'est, c'est quoi ça? Ces chiffres que je lis, c'est quoi? 10, 21... la lecture est mille vingt et un. Ça veut dire quoi?
Et entre temps, en parallèle, Enirac en plein discussion avec le penseur, Leunamme.
Penseur - Je pense que c'était la bonne décision à prendre.
Enirac - Il n'y avait aucun danger. Vous avez enfreint à toutes les modalités du Grand Parchemin Doré. Elle est sous ma responsabilité. C'était à moi de décider.
Penseur - Vous n'avez pas entendu lorsque j'ai dit que ce prototype est un hybride?
Enirac - Impossible. Les êtres de la table de circonférence n'auraient pas déléguer délibérément un sujet à problème, ayant des anomalies. De plus...
Penseur - De plus?
Enirac - On m'avait parlé d'un prototype avancé. J'ai obtenu le grade doré après 157680000 secondes d'étude et de mise en application. Mais... si elle est parmi nous, c'est qu'elle a une force, une puissance. Et comme j'ai perdu la transmission parce que vous m'avez réveillée! Ce que vous pouvez être minus!
Penseur - Elle ne peut mourir. Vous le savez, alors, je pense
Enirac - Épargnez-moi vos pensées. Et je vous prierais de quitter mon pavillon. Je veux être seule.
Penseur - Oui Mentor. Si toutefois, vous avez besoin de
Enirac - Pas pour le moment.
Penseur - Comme vous voulez Mentor. (fermait les grandes portes derrière lui)
Enirac - (fermait les yeux) Allons-y avec la méthode archaïque.
Du revers de la main, un objet prenait forme aux allures d'un téléphone cellulaire. Impressionnant! J'étais perpétuellement étonnée par cette magie. Le mobile du mentor était d'entrer de nouveau en contact avec moi. Je vous jure que j'en avais aucune idée du résultat.
Et je vous jure sur la tête de mon Mentor, Enirac, que j'avais aucune idée de ce qui se dessinait entre ma gauche et ma droite.
J'étais au beau milieu de nulle part et entre deux affrontements. À moins d'un kilomètre, je dirais, d'après mes yeux numérisateurs, deux armées se postaient avec leurs rois
respectifs. Les noms s'affichaient sur un écran invisible.
Anne - L'armée byzantine? Mais qu'est-ce... qu'est-ce que c'est ce mot? (L'autre nom s'affichait) Des Géorgiens? Je suis pas en deux mille vingt-et-un? Merde! (l'écran invisible indiquait l'année et une partie de l'histoire) Non! C'est ridicule! Je suis en mille vingt-et-un? (À cette seconde avant que le pire se manifestait, une sonnerie se faisait entendre) Calme-toi... du calme... chut... c'est... une sonnerie? Une sonnerie... exactement ça! Une sonnerie d'un cellulaire... (cherchais l'emplacement par le son) c'est là! (J'avançais en rampant au sol et tombais direct la main sur le téléphone. J'appuyais sur le bouton "talk".) Si vous avez un peu de pitié, svp, faites-moi revenir! Ils sont des milliers de guerriers prêts à s'entretuer et ce connard d'Emmanuel m'a éjecté en mille vingt-et-un. Des byzantines, des géorgiens armés comme des sauvages, je vais mourir! Vous entendez? Je vais mourir!
Enirac - Enna, il faut à tout prix vous calmer. Ne réalisez-vous pas que vous avez le contrôle. Vous pouvez changer entièrement cet évènement.
Anne - Vous plaisantez j'espère? Et comment avez-vous fait ce truc de magie? Un téléphone au onzième siècle? Toujours en fonction et il a l'air de bonne qualité.
Enirac - Ce n'est pas le moment de faire l'imbécile. Vous voulez que je vous aide?
Anne - Le peloton de gauche avance! La bataille est déclenchée! Celui de droite vient de prendre le départ! Enirac, vous êtes toujours là? (aucun son, aucune voix)
Enirac - Mais pourquoi je perds le contact? C'est insensé. (fermait les yeux et concrétisait une forme de véhicule de lumière)
Il fallait agir très rapidement mais aussi agir avec intelligence. Une question de minute et les deux armées s'affrontaient. Je me levais avec le sentiment de ne plus être, de ne plus avoir, de ne plus appartenir. J'étais anéantie, dégarnie de toute émotion. Mes yeux ne fonctionnaient plus comme des numérisateurs. Et, à cet instant précis, je savais que tous ces guerriers me voyaient au milieu de cette espace. Certains ralentissaient le mouvement, d'autres figeaient sur place et plusieurs continuaient d'avancer en courant, brandissant leur arme et criant fort. Lequel de ces deux bataillons allaient me passer sur le corps me décapitant, me découpant en morceau? Pourquoi ce téléphone que je serrais très fort dans ma main droite s'était éteint? Mon Mentor... Enirac. Elle m'abandonnait.
Elle avait raison. Je faisais l'imbécile. Je méritais,...
Anne - (une voix, au loin, m'interpellait) Enirac? Enirac!
Enirac- Par ici! Venez!
Un mirage? C'était trop beau pour être vrai. Un vaisseau de lumière, un vaisseau géométrique et... oui! Elle était à l'intérieur. Elle était là. Elle venait à ma rescousse. J'entamais les pas en sa direction et fuyais cette bataille n'étant évidemment pas la mienne. Et brutalement, les quelques pas ne suffisaient pas pour m'en sauver. De gros bras m'attrapaient et m'immobilisaient. D'un coup de sabre, un autre guerrier tranchait ma tête. Je ne sentais rien, je ne sentais absolument rien. Mais j'étais bizarrement... bizarrement léthargique, nonchalante, appesantie.
Enirac - Non! (Un non étiré, prolongé comme dans les films quand la personne se voit impuissante)
Ses yeux se refermaient et un son presque interminable balayait sur son passage tous les corps sur une fréquence auditive que nul humain détenait en ce monde. Ils tombaient au sol, les uns après les autres comme des mouches. Le Mentor avait usé ce moyen de défense. Une gigantesque couche vaporeuse descendait au-dessus des corps morts, suivi d'un jaillissement de lumière. En peu de temps, tout disparaissait.
Oui... à l'exception de mon corps. Enirac se retirait de cet espace-temps. Retournant à la Cité.
Je ne mourrais pas. Je me réveillais subitement. Écarquillant les yeux, des visages inconnus au-dessus de moi.
Anne - (signe de la main pour saluer) Je suis pas morte. Je vais bien. Simplement un petit malaise. (Leur souriais) Par contre... par contre, je peux vous dire que je pensais perdre la tête. Et vous? Qu'avez-vous à me regarder comme si j'étais un spécimen...
Femme - Dans votre délire, vous n'avez cessé de demander si nous étions en deux mille vingt-et-un.
Homme - C'est exact.
Anne - Et?
Homme - Rassurez-vous. Nous sommes bien en deux mille vingt-et-un.
Femme - Je suis infirmière auxiliaire. Mais avant d'appeler les ambulanciers. Je dois vous poser la question.
Anne - Laquelle?
Femme - Avez-vous eu les deux doses vaccinales?
Homme - Vous n'avez pas de papiers sur vous? Une preuve vaccinale?
Anne - Quoi?
Femme - Vous ne pourrez pas aller aux urgences sans passeport vaccinal.
Anne - (étourdie) Ma tête tourne. Aidez-moi à me relever, s'il vous plaît.
Homme - Non, ne la touchez pas! Si elle n'est pas vaccinée, nous pouvons être contaminés. Gardons la distance.
Femme - C'est juste.
Anne - On divague, quoi? C'est, c'est... ce truc sur votre bouche-nez, c'est une protection? Protection contre quoi?
Femme - Madame
Anne - Non... mademoiselle.
Femme - Rentrez à la maison, prenez de l'aspirine et reposez-vous. Ça va bien aller.
Mes yeux analysaient leur cerveau, captaient leur mémoire et en quelques secondes, j'obtenais la lecture de leur état de santé, des évènements actuels jusqu'à l'an 2020. Toutes les réponses à mes questions défilaient sur cet écran invisible. Prise d'une forte nausée, je tournais le dos et vomissais par terre. Ils se retiraient, me laissant là, seule sur le trottoir. Les passants marchaient très éloignés, à vrai dire, ils évitaient de m'approcher, ne serait-ce que d'effleurer mes vêtements. Je pouvais entendre une mère dire à ses deux enfants. "C'est une pauvre femme, elle est malade".
J'étais effectivement malade. Mais non malade par une quelconque maladie. J'étais malade de voir que le monde perdait tout le sens de leur cérébralité.
Un virus aurait été largué, échappé d'un laboratoire en Chine. Un tout nouveau coronavirus. Cela cognait dans ma tête comme étant une marque de bière. Mes lèvres souriaient. Une marque de bière, Corona. Évidemment, ce mot avait une toute autre définition. Incompréhensible et encore plus incompréhensible, si je confirmais ce que j'avais vu lors de la lecture numérique. On me prendrait pour une cinglée.
Et si nous pensions tout savoir... notre monde a changé dès la rentrée de ces données virales informatiques. L'année 2020 est maintenant, la fin d'une fin. Plus rien n'apparaissait avant 2020. L'an 2019, l'an 2018 et aussi loin que le lecteur numérique m'indiquait les réponses par la pensée. Tout était supprimé, effacé dans tous les registres médicaux, sociaux, politiques, militaires. Tout! Et quand je dis tout, c'est tout!
C'était donc dire que les personnes qui m'avaient entourée.
Nom de Dieu! Ces personnes n'existaient plus. Notre vécu, notre histoire, notre vie quelle qu'elle soit, a été réduite à néant uniquement par, par, par... par
Policier - Police! Restez là! Mettez-vous à genoux. Nous allons procéder à votre arrestation. À genoux, j'ai dit!
Policière - À genoux, les mains derrière la tête! Faites ce que qu'on vous demande et tout ira bien!
Anne - (complètement désemparée) Mais... justement...plus rien n'ira bien. Plus jamais.
Et avant que la policière insère les attaches autour de mes poignets. Tout recommençait. Tout revenait. La sensation d'être attaquée, d'être criblée de projectiles et le plus lugubre, revoir le sang giclé de mon corps.
Policier - Elle est où?
Policière - Shit! Elle nous a glissé entre les mains.
Policier - Elle ne peut pas disparaître comme ça. Vous lui teniez les mains.
Policière - Oui... du moins, je croyais.
Après 14,400 secondes de délibération, assise sur un banc, encerclée par les 12 êtres de la table de circonférence, on me relâchait. Trop de questions et peu de réponse. L'un des douze lançait cette notation de bonne foi, alors que j'étais à quelques centimètres de franchir la grande porte.
6e membre - À partir de maintenant, prototype Enna, c'est nous qui poserons les questions.
La grande porte bleue s'ouvrait et je maintenais un certain sourire de satisfaction pour avoir été à la hauteur. Marchant dans le corridor d'un blanc purifié, sachant que j'allais regagner mon pavillon de ressource, j'anticipais de prendre un bain d'eau chaude. À mon arrivée, les grandes portes s'ouvraient. Léger coup d'oeil, tout était vide. J'y entrais et les grandes portes se fermaient. Vous vous demandez peut-être quelle était la couleur des portes de mon pavillon de ressource? Eh bien, blanche. Tout en blanc, tout est saveur blanche. Et cette couleur devenait mon bien-être. Bon... c'est ce que j'en avais déduit après la tentative d'avoir mon chez-moi, mon confort, mes types d'intérêts. Bref, c'était un fiasco.
Dans ce refuge discret, le miroir mural n'avait pas bougé. Et dans la pièce de repos, mon lit, une table de chevet, très peu de rangement. Et... une baignoire? Ah bon sang! La baignoire se remplissait d'eau et de la mousse flottait. Je plongeais ma main et la température juste à point. Je retirais mes vêtements. Non... ils n'étaient plus sur mon corps.
J'entrais dans la baignoire me laissant glisser. Un appuie-tête prenait forme. Inoui! J'étais dans un état de décrispation. Je ne pensais qu'à la chaleur de l'eau sur ma peau et au bien-être que cela me procurait. Mes yeux se fermaient, appréciant chaque seconde.
Les ouvrant rapidement, je remarquais que la pièce avait changé et que j'étais assise sur mon lit, vêtue...
Anne - C'est une réalisation signée Enirac. Ça alors! Et.. le bain? (Je sursautais au son de la voix)
Enirac - Comment vous sentez-vous... désolée, je ne voulais pas vous faire peur.
Anne - Qu'est-ce... qu'est-ce que vous êtes? Je veux savoir. Parce que je vous ai vu dans ce machin truc de lumière éblouissant. Qu'est-ce que vous êtes? Qu'est-ce que c'était? Dites-moi, je veux savoir. Et, c'est quoi cette étoile que je vois sur vous?
Comme de raison, elle prenait la peine de s'asseoir sur le bord du lit avec des yeux différents. Oui! Ses yeux avaient une teinte de couleur autre que lors de nos rencontres. Ils étaient... ils étaient ambrés. Oh! Et à ce moment même, elle me racontait, me parlait d'elle. Ce qui me surprenait, c'était d'entendre ses paroles coulées dans ma tête et je savourais tout ce qu'elle disait.
Enirac - L'étoile représente un soleil pour l'association à
l'être solaire que je suis et que nous sommes pour ceux connectés à la
source. La source est un soleil, celui de cette galaxie s'appelle
Alcyone. Mais, il y a d'autres soleils et d'autres sources. Le véhicule
de lumière géométrique que vous avez vu représente mon vaisseau de protection autour de
mon corps éthérique. C'est comme une merkaba avec les triangles, mais
mon vaisseau est plus avancé pour moi, car il est circulaire. Au
niveau de l'identité atomique, le corps humain est composé d'atomes,
nous sommes composés de poussières d'étoiles, dans chaque cellule, il y a
un cristal. Le corps cristallin et au
niveau éther ou quantique, nous apparaissons comme des êtres avec une
forme géométrique et symétrique. Je parle ici au niveau vibratoire. Nous
avons un son, une fréquence et une forme apparaît qui représente notre
vibration. L'univers n'étant pas un chaos, l'asymétrie est la lumière
inversée. La source du soleil central répond par des symboles et des
formes. C'est un langage codé, comme vous savez, ce n'est pas évident de
trouver la signification. Le soleil est aussi un portail vers d'autres
densités, un moyen de passer d'un espace-temps à un autre, d'aller dans
une autre galaxie. C'est la raison principale qu'il y a des éruptions solaires,
c'est le passage de gros vaisseaux à travers les portails du soleil causant la perturbation du champ électromagnétique. Il y a d'autres
raisons, mais celle-ci est la principale cause de ces perturbations
électromagnétiques. Cela engendre des impacts électriques sur la
surface terrestre.
Je suis un Esprit puissant et je voyage à travers les espaces temps dans la géométrie sacrée.
Enna... nous sommes des êtres de lumière et en plus nous formons des formes géométriques simples et complexes dans l'Univers. C'est ce que vous êtes, aussi. Mais... (me prenait la main et la serrait) vous étiez seule, vous le saviez, seulement, vous n'aviez jamais eu les mots pour l'expliquer. Les réponses sont en vous. Les réponses sont en nous tous. Maintenant, je vois que vous avez sommeil. Je vous laisse vous reposer. Nous nous reparlons plus tard. Dormez. (se levait du lit et quittait le pavillon)
Et je succombais dans un grand sommeil bienfaisant.
Enirac, mon Mentor, a dans toute sa grâce, levé le voile sur l'être profond qu'elle est. Elle a levé le voile sur elle-même. Elle a le... vé...
Je dormais paisiblement pour une des rare fois.