jeudi 16 décembre 2021

Épisode 5

                                                         Qui sont-ils?
 
 
 2,628,000 secondes expiraient et la disparition d'Enna ne tourmentait aucunement la Cité Armonia. Ces secondes équivalaient à un mois. Enirac étant très occupée avec ses prototypes incompétants... je sais, ce n'était pas le terme habituel, et il fallait comprendre que dans la situation où je me trouvais, je n'avais point du tout envie d'être de bonne humeur. 
Et puis, non, je n'étais pas revenue dans la Cité. Qu'est-ce que vous pensez? Qu'il me suffisait de leur rire en pleine figure et d'exprimer, à ces lézards sur deux pattes,  puant de la tête au pied, que j'avais la force de me libérer? Vous ne savez donc pas ce que c'est d'être sous l'emprise de ces reptiliens? Eh bien sachez que moi non plus! 

Une fois que je perdais connaissance, on me transportait dans une cellule. Et en reprenant tous mes sens, je constatais que cette boîte hermétique avait une petite ouverture de la taille d'un oeil. La curiosité me poussait à voir au travers de cette ouverture s'il y avait de la vie. Approchant l'oeil gauche à 5 centimètres, je me rétractais subitement. Une sensation étrange de ne pas poser mon oeil. Tout est possible! Un couteau, une griffe, une aiguille embrochant cet organe de la vue si précieux. 
Puis, je me rappelais que mes yeux servaient de numérisateur. Alors voilà. Oui... voilà... voilà que j'attendais que cela se répète!
Et rien ne se passait. 
 
Et merde! Pourquoi suis-je constamment démunie de mes facultés extrasensorielles? Puis, prenant de puissantes respirations afin d'alléger les crispations stomacales, une idée s'illuminait dans mes yeux. Pourquoi ne pas tenter d'entrer en communication avec eux? En général... oui... oui! Les films de science-fiction sont mes repères. En général, sept fois sur dix, le résultat est positif. Je m'approchais du minuscule trou d'oeil pour ouvrir la communication.


Anne - Hé! Ho!  Quelqu'un m'entend? Combien de temps me garderez-vous prisonnière? (une voix répondait) Une voix de femme? Hé! Vous m'entendez? 


Et la cellule se mettait à bouger. Non... oui mais aussi, bouger sur un fond de roulement. On me déplaçait. Par l'ouverture, je cherchais à voir la personne ayant parlé. C'était trop sombre. Rapidement, je faisais le calcul pour déterminer la distance. 
Franchement, j'étais nulle en mathématique. Alors, une autre idée me venait à l'esprit. Communiquer avec mon Mentor. Pour ma part, je n'avais pas fait la différence du temps. À dire vrai, il s'était passé un mois. Et dans mon temps, ce n'était que quelques instants d'évanouissement et de récupération. Je fermais donc mes yeux et respirais lentement, me connectant sur sa fréquence.


Anne - Enirac, mon Mentor. Répondez si vous me percevez. Répondez-moi, s'il-vous-plaît. (des rires embarrassants éclataient) 


J'ouvrais les yeux doucement. L'espoir fait vivre, disait-on. Tous des hommes... tous des humains, des hommes vêtus d'un costard noir, cravate. Ils me dévoraient des yeux. J'en étais glacée. J'espèrais... oui j'espèrais que ma communication avec Enirac n'était pas entendue par eux.
Une voix parmi ces neuf personnes coupait le silence. Il se levait du fauteuil attachant un bouton de son veston, sourire en coin. Le coeur, le mien,... se comprimait à la vue de cet homme.


43e président - Comment se sent-on, mademoiselle Anne? Votre coeur va bien?


Ce ne pouvait pas être réel. Ce ne pouvait pas. J'étais dans un état de pétrification. Comment était-il possible de passer de reptiles à eux, ces hommes en noir et lui... ex président des États-Unis? Lui que j'avais, en rêve, donner lieu à une attaque cardiaque. Cela remontait à plusieurs années. Après les attentats de 2001. Mais ce n'était qu'un rêve. Je le raconte afin de comprendre la conjecture. 
 
J'avais fait un rêve. J'entendais un discours, j'entendais la voix mais de qui, de quelle personne? Et discrètement, je m'approchais sans être vue. Et c'était lui, le 43e président des États-Unis. Au moment de ce rêve, je me trouvais assise sur une chaise droite, à l'écart du regard, des regards et fermant les yeux, me concentrant, j'ai fait une visualisation, une projection sur lui causant un malaise cardiaque. J'assistais à ce malaise. Mais autre chose avait eu lieu. Il regardait dans la salle et soudain, ses yeux m'avaient détectée. Le réflexe automatique de disparaître de ce rêve.
C'est là que je me pose de sérieuses questions. Était-ce seulement qu'un rêve?


43e président - Offrez-lui un verre d'eau. (un garde s'en chargeait) Surprise de me revoir?

Anne - Je suis dans un rêve. Je dois me réveiller. (le garde me tendait le verre d'eau) Réveille-toi! Allez!
 
43e président - Inutile de tenter quoi que ce soit. Nous avons neutralisé vos pouvoirs. Et... vous n'êtes pas dans un rêve, mademoiselle Anne. En vérité, vous êtes chez moi. Allez, buvez. Cela vous fera du bien.

Anne - C'est une illusion. Vous n'êtes pas réels. (mes mains et mes pieds étaient inactifs) 

43e président - Oui. Ça, c'est étonnant, n'est-ce pas? (buvait l'eau) Ce sont eux. Oh, oh! Ne me regardez pas comme ça. Vous les avez vus. Ce sont eux qui font ces choses. Comme exemple, se sentir attaché mais ne pas l'être.

Anne - Je ne sais pas pourquoi je vous ai causé cette défaillance, monsieur. Je m'en excuse. Je devais être, à cette époque, de très mauvaise humeur.

43e président - (se penchait vers moi) Qui vous avait commandé de m'exécuter?

Anne - Quoi? Sérieux? (tournais la tête dans tous les sens) Des caméras cachés? Nous passons à la télé?

43e président - Qui sont vos contacts?

Anne - Merde... (balbutiais) Encore un de ces interrogatoires débiles.

43e président - Vous disiez? Je n'ai pas bien entendu.

Anne - ( tout haut et fort) Je déteste les interrogatoires! Je déteste répéter! Et là, vous avez entendu? 

43e président - Eh bien, ce n'est qu'un début, mademoiselle Anne. Je n'en ai pas fini avec vous. (regardait ses gardes) Ils sauront l'occuper. Ramenez-la. 

Anne - Je me réveillerai tôt ou tard! (me faisais empoigner par deux hommes en noir) Je me réveillerai!


Dès le lendemain de cette déloyauté, le Chancelier avait sommé à tous les Mentors d'annuler leur assistance advenant une faille, une anomalie chez un prototype de base. À cette fin, il réclamait 6 Veilleurs auprès des 12 membres de la table de circonférence. Les Veilleurs sont des êtres éclairés, une sentinelle hors pair assurant toute activité continuelle. Ils sont perspicaces.

Enirac avait donné toutes les explications à propos de cette action d'éjection du Penseur dans les abîmes de l'oubli. Et elle affirmait qu'il n'y avait nullement eu de faille, d'anomalie avant l'intrusion malhonnête du Penseur Leunamme. Le Chancelier ne voulant prendre aucun risque, suscitait quand même les services des Veilleurs. Et lorsque Enirac évoquait le nom d'Enna demandant de lui porter secours, d'envoyer une unité spéciale de soldats pour la sortir de ce lieu infect. La réponse était "non".  

Chancelier - Vous dites qu'elle a une force, qu'elle est puissante. Laissons-la se débrouiller.
 
 
 
Le son d'une cloche annonçait le 3e repas avant la noirceur globale. Toute la population se joignait dans différent district pour partager la nourriture. Il y avait enfants, femmes et hommes de toute nation, de toute civilisation. Dans les couloirs, dans les corridors des pavillons de ressource, Mentors et prototypes se croisaient allant vers les salles à manger désignés. Toujours aussi gracieuse et élégante, Enirac avançait en flottant passant au travers des grandes portes de la salle à manger respective pour les Mentors. Une voix un peu rocailleuse l'interpellait. Enirac tournait la tête en direction de cette intonation enrouée et ouvrait tout grand les yeux.


Enirac - Ebua? C'est vous?

Ebua - Mais oui, c'est moi! 
 
Enirac - (ne le démontrait pas. Elle n'en était pas tant emballée) Que faites-vous ici? Je, je veux dire... je ne vous ai jamais vue dans la Cité.

Ebua - Eh bien, ça, ma grande, c'est parce que vous évitiez de me rencontrer. Alors... on partage la même table?

Enirac - La même... oh! Oui... pourquoi pas! Asseyons-nous.

Ebua - (prenaient place toutes les deux)  J'ai appris l'échec.

Enirac - (un rayon de lumineux céruléen apparaissant au-dessus de la table) Vous avez fait votre sélection?

Ebua - Oui. Le service 37 svp! Ce sera tout.

Enirac - Pour moi, ce sera le service 45. Ce sera tout.

Ebua - Que s'est-il passé? Pour ne pas obtenir les prototypes avancés?

Enirac - Si vous avez eu connaissance de l'échec, vous avez eu les détails concernant cette affaire. Nul besoin d'en parler.

Ebua - (l'examinait) Vous ne me supportez plus, c'est ça. 

Enirac - (un rayon lumineux incadescent apparaissait sur la table) Merci.

Ebua - Merci. 

Enirac - Et vous? Tout se passe bien avec les prototypes avancés?

Ebua - Je n'en ai pas. Surprise?

Enirac - Pas du tout. 

Ebua - Nous voilà donc au même niveau. Instruire une formation élémentaire. Des personnes à reconstruire. Je vous sens tendue, Enirac. Vous dépréciez ce que je dis?

Enirac - (se levait de table et quittait) Veuillez m'excuser.

Ebua - Vous n'avez rien mangé. (Enirac disparaissait) Bon... ceci dit... ne faut pas gaspiller la nourriture. (prenait le plat d'Enirac)


Le Mentor Enirac se mouvait en direction de la résidence du Chancelier. Vous vous demandez, vous aussi, en quelle année, quel ère se situe cette galaxie Xedron et n'étant pas la seule dans cet immense univers. Je dis que chez la plupart des humains, l'imagination ne dépasse pas plus que ce que la science actuelle a étudié, a cherché, a découvert, a analysé, a pensé d'avoir tout compris pour l'avoir enseigné, pour être lu et l'avoir lu. 
L'imagination et la créativité sont les éléments recherchés dans tous les mondes. 
Alors, imaginez et vivez cette histoire. 
Bref, Enirac s'était annoncée et les grandes portes s'ouvraient sur elle. Le Chancelier l'attendait avec grand intérêt.


Chancelier - Mentor Enirac, qu'y a-t-il de si impératif?

Enirac - Votre Chancelier, j'ai eu une information du prototype Enna. Je vous la retransmets.

Chancelier - (captait l'information en lui) «Enirac, mon Mentor. Répondez si vous me percevez. Répondez-moi, s'il-vous-plaît.»
 
Enirac - Je sens dans sa voix, une détresse, une angoisse.
 
Chancelier - Dois-je vous rappeler, Mentor Enirac, les hybrides sont bannis de toutes les galaxies, y compris la nôtre?
 
Enirac - Mais c'est là qu'il faut comprendre, votre Chancelier. Enna n'est pas une hybride. Le Penseur Leunamme a éjecté 
 
Chancelier - Je sais! Vous m'avez tout expliqué. Un poison  qu'utilisait la faction reptilienne sur la planète Terre, il y a de cela des millénaires. Et ces injections séquentielles ont ruiné la vie humaine. Ce Penseur méritait les abîmes de l'oubli. Et je ne mettrai pas la Cité Armonia en danger en sauvant le prototype Enna. Elle a le poison en elle. Infiltré par une injection visuelle. (lui faisait dos) Autre chose Mentor Enirac?

Enirac - Non, votre Chancelier. 

Chancelier - Disposez.

Enirac - Merci. (sortait immédiatement et sitôt les grandes portes se refermant, elle levait les bras en l'air en signe de frustration) Injuste! Inacceptable! Inadmissible! Je sens que je vais m'emporter et que le sol va trembler! (des Veilleurs longeaient le corridor au même moment) Évitez de lire mes pensées. Vous n'en serez que très mal.


Elle continuait de marcher pour atteindre la sortie occident là où la vue d'ensemble de la Cité s'observait sur un étage de plus de 2,000 mètres de haut. Les couleurs de l'espace céleste étaient sublimes. L'air y était le plus pur. Elle prenait de profondes respirations faisant le grand écart des bras et transmettait un message court, rapide et efficace au prototype Enna. 


Enirac - Uyabaleka!


Cela pouvait paraître idiot et je reconnaissais que ce l'était. J'ignorais ce mot, ce terme, ce que cela signifiait. Ah mais, j'avais clairement saisi que ce mot, ce terme ignoré de mon vocabulaire venait de mon Mentor. Son timbre de voix avait chatouillé tous mes sens. Le prononcer? Comment? C'était un message codé?
Enfermée dans la cellule et pour combien d'heure? Mais, mais mais! Ma montre? Oui! J'ai créé une montre bracelet. Pour me faciliter la tâche de mieux comprendre la communication actuelle, concernant les heures, le jour, la date, l'année. Retroussant la manche de ma blouse, elle n'était plus attachée à mon poignet. Toutefois, j'avais la sensation qu'elle y était. 
Ah merde! Je suis faite à l'os. Tout va de travers. 
Il s'était assuré de suspendre mes pouvoirs, donc instantanément la montre avait disparu. 
Ce qui était étrange, c'était que je n'avais pas peur. Probablement parce que j'étais convaincue d'être dans un rêve. Puisque la plupart des rêves, je les contrôlais. Puisque la plupart de tous mes rêves, ils étaient des rêve lucides. Et j'étais une combattante, une guerrière toujours à protéger et défendre les gens. Ces pouvoirs, je les sentais réellement. 
Et je sautais de sujet en repensant au mot "Uyabaleka". 
 
 
Anne - Qu'a-t-elle voulu me dire par... (fermais les yeux, respirais lentement et me concentrais)  Faut-il faire de ce mot... ah! De l'anacyclique! Ce qui signifie que je dois prendre la dernière lettre et... ça donnerait... A k e l a b a y u... Akelabayu. Akelabayu? (m'approchait de la petite ouverture) Hé! Akelabayu! Quelqu'un a compris? Akelabayu! Quelqu'un comprend ce que ce mot veut dire? (la même voix féminine brisait mes interpellations) Hé! Je vous ai entendue? Je ne comprends pas votre langue mais je vous ai entendue. Est-ce que... 

Servante - Silence... trop parler.
 
Anne - Vous parlez ma langue, merveilleux! 
 
Servante - (donnait des coups de barre de fer contre la cellule) Silence! Trop parler!

Anne - D'accord, d'accord, je garde le silence. Je me tais. Je ne dis plus aucun mot. (silence total)


Et une fois de plus, la cellule se mettait à bouger, à rouler. Et d'une vitesse à en perdre connaissance. Nous sommes au courant des gisement de minerai, des cavités de minerai, des galeries souterraines, tout ça fait partie de l'histoire. Ce que nous ne savons pas, dans le monde entier, sous nos pieds, se planquent des nids d'êtres immondes, d'êtres bestiaux. Des souterrains secrets non seulement pour le domaine militaire. Des souterrains, des tunnels où ces créatures sont nés bien avant l'humain. Ils étaient là bien avant nous. Ah mais je sais que cela dépasse toute imagination. Nous connaissons que ce qui nous a été enseigné au fil du temps. Et ce temps est révolu!

Je m'évanouissais. La pression augmentait beaucoup trop et ma tête ne la supportait pas. Qu'est-ce qui se passe quand nous sommes évanouis? Sommes-nous conscients, insconscients? Une autre question cultivée que je me posais. 
Allais-je me trouver encore face à ces hommes en noir et ce 43e président des Etats-Unis? Allais-je tomber sur une nation de lézards sur deux pattes?
Allais-je enfin saisir le message de mon Mentor, Enirac? Étais-je si idiote pour ne pas comprendre quoi que ce soit? Tant de questions germaient dans ce cerveau et aucune réponse était éclose. 
Tout à coup, la cellule s'immobilisait brusquement. Un panneau s'ouvrait et mon corps roulait, chutait et s'affaissait sur un sol argileux, terreux, poussiéreux. Je restais là des heures durant. En fait, c'était ce que j'en déduisais.

Servante - (touchait mon corps avec la barre de fer) Respirer... 

Soldat - (dans une autre langue) Hé toi? C'est de la nourriture que tu apportes?


Oui, en effet, ce soldat, ce militaire mi-humain, de la taille d'un géant de près de trois mètres, tenant dans ses mains une arme laser, parlait avec une voix un peu sifflante.  Il avançait un peu comme le faisait le tyrannosaure. Ses pas étaient très lourds et ce bruit faisait écho dans ma tête. Je sortais de ma pause léthargique, les yeux fixés sur cette bête avançant lentement mais sûrement. Il questionnait la personne derrière moi dans une langue totalement incompréhensible. 
 
Maintenant, je sentais la peur! La peur d'être tuée par un mini tyrannosaure ou je ne sais trop quoi pouvait être ce spécimen. La peur me glaçait à un tel point que mes mains se mettaient à vibrer d'une telle force et mes bras se positionnaient droit devant la bête. Et d'un seul mouvement de mes mains, ce soldat, à l'allure mi-humaine, se soulevait dans les airs et sans attendre plus longtemps, son corps catapultait solidement contre un mur de pierre, à une trentaine de mètres. 
Je me levais et contemplais mes mains. 
 
Enna - Voilà ce que je faisais dans ces rêves. Voilà que ces pouvoirs reviennent en moi. Voilà réellement qui je suis! Voilà... 

Un coup de barre de fer entre mes omoplates et je piquais du nez. Disons que je perdais connaissance une autre fois. Mais c'était une sensation de tomber mollement endormi.

Servante - Trop parler! (Au loin, des pas rythmés sur une même cadence approchaient) Uyabaleka! Fuir! Uyabaleka! Fuir! 

Enna - (Endormie) Fu... fu... fuir... Uyabaleka... je sais. Je sais.



Un peloton de soldats découvrait le corps inerte d'un des leurs. À cet instant, le chef donnait l'alerte. Toutes les portes de sorties se verrouillaient. Tous les travailleurs humains revêtaient une cagoule et étaient appelés, en silence, à regagner un gigantesque cachot. Ils se faisaient guider par une sentinelle et des milliers d'hommes et de femmes pénétraient à l'intérieur, dans une noirceur complète. Puis, une barrière de haute tension se fermait sur eux. 
 
Pendant ce déroulement, Enirac ressentait une profonde douleur au coeur, elle se pliait en deux retenant son souffle. 

 
Enirac - Faites ce que vous devez faire et faite-le maintenant!

Enna - (le troupeau de soldats mi-humain m'entouraient) Uyabaleka! Fuir! (Des rayons de laser dévoraient mon corps)


Et en quelques secondes, une traînée de cendre marquait l'emplacement de mon corps. Les soldats se félicitaient et se réjouissaient d'avoir exterminé un prisonnier humain. Quoi que cela allait effectivement déplaire à cet homme, le 43e président des États-Unis. 
La servante avait pris une autre direction. Elle n'était là que pour offrir de la nourriture fraîche. 
Malgré tout, elle m'avait aidée. Elle m'avait fait comprendre ce mot dans une langue que jamais je n'aurai su la signification.

Vous vous demandez ce qui m'était arrivée, n'est-ce pas? Après avoir disparu? Après être brûlée par ces armes laser?
Je ne savais pas. Je n'avais aucune idée. À l'exception de me sentir sereine. D'être en suspens, de flotter sur moi-même et d'attendre qu'autre chose se passe. Et évidemment... rien ne se passait. Je restais infiniment là, dans une sorte de module sphérique. Il n'y avait pas de temps. Il n'y avait que cette attente, cette longue et pénible attente.







 


 
 
 

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Interlude musical

Un moment à part avant l’épisode 12, à un moment donné. Ma composition des paroles et la musique créée par l'IA. Enna se laisse entendre...